Apnée du sommeil : causes, risques et traitements

Apnée du sommeil : causes, risques et traitements

L’apnée du sommeil (souvent obstructive) se caractérise par des pauses respiratoires répétées durant le sommeil et des micro-éveils, pouvant entraîner un sommeil non réparateur et une fatigue chronique, parfois associée à une somnolence diurne.
Une prise en charge améliore surtout les symptômes, et peut contribuer à réduire certains risques associés.
Beaucoup de formes modérées à sévères restent non diagnostiquées (jusqu’à ~80 % selon certaines estimations).

Vous réveillez-vous fatigué(e) malgré une nuit complète, en vous demandant si l’apnée du sommeil peut en être la cause ?

Nous décryptons les mécanismes de ce syndrome pour vous aider à identifier les signaux d’alerte nécessitant une consultation médicale.

Découvrez les traitements recommandés pour limiter les risques et retrouver un sommeil plus réparateur, avec plus d’énergie au quotidien.

  1. Qu’est-ce que l’apnée du sommeil exactement ?
  2. Les signaux d’alerte : comment reconnaître le trouble ?
  3. Pourquoi c’est dangereux : les risques pour votre santé
  4. Les causes et les facteurs de risque : qui est concerné ?
  5. Le diagnostic : comment savoir si vous êtes atteint ?
  6. Les solutions existent : un aperçu des traitements

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil exactement ?

Le mécanisme des pauses respiratoires nocturnes

L’apnée du sommeil est un trouble caractérisé par des arrêts involontaires de la respiration durant le sommeil.

Ces pauses, ou « apnées », durent en général au moins dix secondes consécutives et peuvent se répéter, parfois plusieurs dizaines de fois par heure. Le dormeur n’en a généralement pas conscience.

Dans sa forme la plus fréquente, dite obstructive, les voies aériennes supérieures se bloquent partiellement ou complètement, ce qui réduit ou interrompt le passage de l’air. Le cerveau déclenche alors des microréveils pour forcer la reprise de la respiration.

Le corps médical utilise le terme complet de syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS).

Apnée obstructive et apnée centrale : deux origines distinctes

La forme la plus courante est l’apnée obstructive. Elle est due à un relâchement des muscles de la gorge qui obstrue le passage de l’air. C’est un blocage purement mécanique.

Il existe aussi l’apnée centrale du sommeil (SACS), beaucoup plus rare. Le problème n’est pas mécanique mais neurologique : le cerveau « oublie » d’envoyer l’ordre de respirer.

  • SAHOS (Obstructive) : Obstacle physique, efforts respiratoires maintenus mais inefficaces.
  • SACS (Centrale) : Absence de commande cérébrale, aucun effort respiratoire.
  • Mixte : Combine les deux types, commençant souvent comme une apnée centrale suivie d’un effort obstructif.

L’indice qui mesure la sévérité de l’apnée : l’iah

Pour le diagnostic, on utilise l’Indice d’Apnées/Hypopnées (IAH). C’est le critère clé pour quantifier la sévérité du trouble. Il correspond au nombre moyen d’événements respiratoires par heure de sommeil.

L’hypopnée est une diminution du flux respiratoire. Elle est généralement moins marquée qu’une apnée mais peut avoir un retentissement important lorsqu’elle se répète, et surtout si elle s’accompagne de micro-éveils ou d’une baisse de l’oxygénation.

Voici les seuils officiels pour mesurer la sévérité de l’apnée :

  • Léger : IAH entre 5 et 15.
  • Modéré : IAH entre 16 et 30.
  • Sévère : IAH supérieur à 30.

Un IAH élevé s’accompagne en général d’un sommeil très fragmenté et de symptômes marqués en journée.

À partir d’un IAH > 15, une prise en charge spécialisée est généralement proposée, en fonction de vos symptômes et de vos facteurs de risque.

Les signaux d’alerte : comment reconnaître le trouble ?

Après avoir défini l’apnée, penchons-nous sur les signes concrets qui doivent vous alerter, de jour comme de nuit.

Schéma des symptômes de l’apnée du sommeil, la nuit et en journée

Les symptômes nocturnes : ce que votre partenaire entend

C’est souvent le conjoint qui remarque le problème en premier. Le signe le plus fréquent est un ronflement sonore et irrégulier, entrecoupé de silences.

Votre partenaire observera surtout des pauses respiratoires, suivies d’une reprise de respiration bruyante (inspiration brusque et marquée). Cela peut ressembler à un halètement ou à une sensation de suffocation, et être parfois impressionnant pour l’entourage.

On peut aussi parfois retrouver des sueurs nocturnes et le besoin fréquent d’uriner la nuit (nycturie) bien que cela ne soit pas systématique.

La fatigue et la somnolence : les conséquences en journée

Ne confondez pas fatigue et somnolence diurne excessive. Il s’agit d’un besoin irrépressible de dormir à des moments inappropriés, ce qui peut s’avérer dangereux, notamment lorsque vous conduisez ou devez rester concentré.

Sécurité : si vous avez des épisodes de somnolence au volant (bâillements répétés, paupières lourdes, écarts de trajectoire), évitez de conduire et parlez-en rapidement à un professionnel de santé.

Les maux de tête au réveil sont également fréquents. Ils peuvent traduire des variations d’oxygénation et un sommeil très fragmenté au cours de la nuit.

Si vous ignorez ces signaux, votre qualité de vie risque de chuter :

  • Difficultés de concentration et de mémoire.
  • Irritabilité, changements d’humeur, voire tendance à la dépression.
  • Baisse de la libido ou troubles de l’érection.
  • Sensation de ne jamais avoir un sommeil réparateur.

Quand le ronflement n’est plus anodin

Mettons les choses au clair : tous les ronfleurs ne font pas d’apnée du sommeil. Le simple ronflement n’est pas forcément pathologique.

La différence majeure réside dans le rythme : dans l’apnée du sommeil, le ronflement est entrecoupé de silences suivis de reprises bruyantes. C’est cette interruption qui doit alerter, pas seulement le bruit.

À savoir : il existe aussi un syndrome de haute résistance des voies aériennes supérieures (UARS) où la respiration est gênée la nuit avec des micro-éveils, sans apnées franches. Un spécialiste du sommeil peut l’évoquer si les symptômes persistent malgré un IAH peu élevé.

Pourquoi c’est dangereux : les risques pour votre santé

Au-delà de la fatigue, ignorer ces symptômes expose à des risques bien réels et parfois graves pour la santé globale.

L’impact direct sur le cœur et la circulation

Chaque pause liée à l’apnée du sommeil prive brutalement votre sang d’oxygène vital. Votre cœur doit alors travailler plus dur pour compenser ce manque immédiat. À la longue, cet effort constant l’épuise réellement.

Les conséquences cardiovasculaires sont bien documentées. L’hypertension artérielle est plus fréquente lorsque le trouble est sévère, et des troubles du rythme cardiaque peuvent apparaître. Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et d’infarctus est également augmenté

On observe aussi une association avec l’insulinorésistance et le diabète de type 2, même si les facteurs de confusion (poids, mode de vie) comptent aussi beaucoup.

Troubles cognitifs et santé mentale : un cercle vicieux

La fragmentation du sommeil et les variations répétées d’oxygénation peuvent affecter le fonctionnement cérébral. Cela se traduit souvent par des difficultés d’attention, de concentration et de mémoire, parfois gênantes au quotidien.

L’impact sur l’humeur est également fréquent : irritabilité, baisse de motivation, et parfois une anxiété plus marquée. Chez certaines personnes, ces troubles du sommeil peuvent aussi s’associer à des symptômes dépressifs, ou les accentuer.

Le problème, c’est que l’anxiété ou la dépression peuvent à leur tour perturber le sommeil. On se retrouve alors dans un cercle vicieux où un sommeil de mauvaise qualité entretient la fatigue et la souffrance psychique.

Le danger immédiat : somnolence au volant et accidents

Parlons du risque le plus immédiat : les accidents de la route. La somnolence diurne provoque des endormissements inopinés au volant.

Les chiffres sont préoccupants.

La somnolence diurne liée à l’apnée du sommeil est un facteur reconnu d’accidents de la route. Dans certaines études, elle est impliquée dans une part importante des collisions, au même titre que l’alcool ou la vitesse.

Ne l’ignorez pas.

Ce danger s’étend aussi aux accidents du travail sur site. Les postes exigeant une vigilance constante (conduite, travail en hauteur, manipulation de machines…) deviennent alors particulièrement à risque en cas de somnolence.

Référence utile : cette source explique le risque d’accidents lié à la somnolence.

Les causes et les facteurs de risque : qui est concerné ?

Les facteurs sur lesquels on ne peut pas agir

  • L’apnée du sommeil est plus fréquente chez l’homme que chez la femme, même si l’écart tend à se réduire après la ménopause.
  • Le risque augmente aussi avec l’âge, notamment après 60 ans.
  • Certaines caractéristiques anatomiques peuvent enfin favoriser le trouble : mâchoire en retrait, cou large, langue ou amygdales volumineuses peuvent contribuer au rétrécissement des voies aériennes pendant le sommeil..

Le surpoids, ennemi numéro un du sommeil

Le surpoids est un facteur de risque important et modifiable. Une perte de poids peut réduire l’IAH et les symptômes ; l’amélioration varie selon les personnes.

Dans certains cas, elle peut même diminuer très nettement, voire disparaître.

Les habitudes de vie qui aggravent la situation

  • L’alcool, surtout le soir : détend excessivement les muscles de la gorge, favorisant l’obstruction.
  • Le tabac est aussi coupable : il provoque une inflammation qui rétrécit vos voies respiratoires.
  • Attention aussi aux somnifères qui relâchent trop les tissus.

Pour résumer, voici les éléments qui pèsent sur vos nuits, dont certains dépendent de vos choix comme les habitudes alimentaires du soir.

Facteur de risqueTypeExplication courte
Surpoids/ObésitéModifiableL’excès de graisse comprime les voies aériennes.
Consommation d’alcool/tabacModifiableRelâchement des muscles de la gorge et inflammation.
ÂgeNon modifiablePerte de tonicité musculaire avec le vieillissement.
Sexe masculinNon modifiableDifférences hormonales et anatomiques.
Anatomie (mâchoire, cou)Non modifiableVoies aériennes naturellement plus étroites.
Position de sommeil (sur le dos)ModifiableLa langue bascule en arrière et obstrue le pharynx.

En pratique, l’apnée du sommeil résulte souvent de plusieurs facteurs combinés (morphologie, âge, surpoids, habitudes de vie). Même si certains ne sont pas modifiables, agir sur ceux qui dépendent de vous (poids, alcool, tabac, position de sommeil) peut déjà faire une réelle différence.

Le diagnostic : comment savoir si vous êtes atteint ?

Le parcours de diagnostic : par où commencer ?

La première étape est de consulter son médecin traitant. Il réalisera un premier interrogatoire sur vos symptômes, votre fatigue et vos habitudes de vie.

S’il suspecte une apnée du sommeil, il vous orientera vers un médecin spécialiste du sommeil. Ce sera souvent un pneumologue, un ORL ou un neurologue.

Infographie du parcours de diagnostic de l’apnée du sommeil, du médecin traitant à la polygraphie ou la polysomnographie.

Ne restez pas dans l’ignorance.

On estime qu’une grande partie des personnes souffrant d’apnée du sommeil ne sont pas diagnostiquées, passant à côté d’un traitement qui pourrait nettement améliorer leur qualité de vie.

Les examens du sommeil pour poser le diagnostic

L’examen de référence est la polygraphie ventilatoire nocturne. C’est un enregistrement réalisé à domicile pendant votre sommeil. Vous dormez simplement avec un équipement léger.

L’appareil mesure les flux respiratoires, les ronflements et la saturation en oxygène. Il enregistre aussi les efforts thoraciques et la position du corps. C’est ce qui permet de calculer l’IAH.

Parfois, on utilise la polysomnographie. C’est un examen plus complet réalisé en laboratoire du sommeil, qui enregistre aussi l’activité cérébrale.

L’interprétation des résultats

Une fois l’enregistrement terminé, les données sont analysées par un spécialiste. Le diagnostic de SAHOS est confirmé si l’IAH est supérieur à 5, associé à des symptômes.

Le spécialiste déterminera la sévérité et le type d’apnée, qu’elle soit obstructive, centrale ou mixte. Il pourra ainsi proposer le traitement le plus adapté à votre situation personnelle.

Les solutions existent : un aperçu des traitements

Un diagnostic positif n’est pas une fatalité. Des traitements efficaces existent pour retrouver des nuits sereines et une pleine énergie.

La pression positive continue (ppc) : le traitement de référence

La PPC (ou CPAP en anglais) est le traitement de référence des formes modérées à sévères : elle réduit l’IAH et améliore souvent la somnolence. Concrètement, une machine envoie de l’air sous pression via un masque pour maintenir les voies respiratoires ouvertes.

Le principe est mécanique : l’air pulsé agit comme une attelle pneumatique qui empêche l’affaissement des tissus.

Mais attention, la réussite dépend d’une règle d’or : la régularité. Il faut porter l’appareil toutes les nuits, comme le confirment les recommandations de la HAS.

Les alternatives : orthèse d’avancée mandibulaire et chirurgie

Si la machine vous effraie, l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) est une option solide pour les cas légers à modérés. Cette gouttière nocturne avance la mâchoire inférieure, libérant ainsi l’espace dans l’arrière-gorge.

La chirurgie reste une voie plus rare, réservée à des défauts anatomiques précis (mâchoire, amygdales).

Enfin, pour ceux qui ne supportent pas la PPC, le neurostimulateur du nerf hypoglosse représente une option plus récente, réservée à des indications bien précises.

Ce traitement s’adresse à des profils sélectionnés (apnée modérée à sévère, échec/intolérance PPC, critères spécifiques comme l’IMC…), après avis spécialisé.

L’importance capitale des mesures hygiéno-diététiques

Ne sous-estimez jamais l’impact de votre mode de vie. Ces mesures constituent le socle de toute prise en charge. Elles peuvent, dans certains cas, améliorer des formes légères et renforcent l’efficacité des autres traitements.

Voici les leviers sur lesquels agir :

  • Perdre du poids en cas de surcharge pondérale.
  • Arrêter le tabac et limiter l’alcool, surtout le soir.
  • Adopter une bonne hygiène de sommeil (horaires fixes, calme).
  • Apprendre à dormir sur le côté pour limiter l’obstruction des voies respiratoires.

Ces ajustements dépassent la simple gestion de l’apnée ; ils améliorent aussi votre santé globale. C’est une démarche active pour mieux dormir naturellement et retrouver un sommeil de qualité.


L’apnée du sommeil n’est pas une fatalité, mais un trouble sérieux nécessitant une prise en charge médicale.

Si vous reconnaissez les symptômes, il est recommandé d’en parler à un professionnel de santé.

Grâce aux traitements efficaces comme la PPC ou les changements d’hygiène de vie, il est souvent possible de retrouver des nuits réparatrices et une énergie durable.

FAQ

Quels sont les signes qui doivent vous alerter d’une apnée du sommeil ?

Les symptômes se manifestent aussi bien la nuit que le jour.

  • Durant votre sommeil, les signes les plus évidents sont des ronflements bruyants et irréguliers, souvent entrecoupés de silences inquiétants qui correspondent aux arrêts respiratoires. Votre partenaire peut également remarquer des reprises de respiration bruyantes, ressemblant à des halètements.
  • En journée, les conséquences sont tout aussi visibles : vous ressentez probablement une somnolence excessive, des difficultés à vous concentrer et une fatigue chronique dès le réveil. Des maux de tête matinaux et une irritabilité accrue sont également des indicateurs fréquents qu’il ne faut pas négliger.

Si vous cumulez plusieurs de ces signes, l’étape suivante est d’en parler à votre médecin traitant, qui pourra juger de la nécessité d’un examen du sommeil.

Qu’est-ce qui provoque l’apparition de ce trouble nocturne ?

Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un problème mécanique : on parle d’apnée obstructive. Lorsque vous dormez, les muscles de votre gorge et votre langue se relâchent de manière excessive, finissant par bloquer le passage de l’air. L’oxygène ne parvient plus correctement aux poumons, ce qui force votre cerveau à vous réveiller brièvement pour reprendre votre respiration.

Plusieurs facteurs favorisent ce phénomène :

  • Le surpoids et l’obésité sont les causes principales, car l’excès de tissu graisseux au niveau du cou et autour du pharynx réduit le calibre des voies aériennes supérieures et favorise leur fermeture pendant le sommeil.
  • L’âge, la consommation d’alcool le soir, le tabagisme ou encore des particularités anatomiques (comme une mâchoire en retrait) jouent aussi un rôle déterminant.

Peut-on guérir de l’apnée du sommeil et quels sont les traitements ?

Si l’on ne parle pas toujours de « guérison » définitive, il existe des traitements très efficaces pour supprimer les symptômes et retrouver un sommeil réparateur. La référence médicale est la Pression Positive Continue (PPC) : un appareil envoie de l’air via un masque pour maintenir vos voies respiratoires ouvertes toute la nuit.

Pour les cas moins sévères ou en cas d’intolérance à la PPC, une orthèse d’avancée mandibulaire peut être proposée pour avancer la mâchoire et libérer la gorge. Parallèlement, l’adoption d’une meilleure hygiène de vie, notamment la perte de poids et l’arrêt de l’alcool le soir, est indispensable et peut parfois suffire à résorber les apnées légères.

Quelle est la cause spécifique de l’apnée centrale du sommeil ?

Contrairement à l’apnée obstructive, l’apnée centrale n’est pas due à un blocage physique de la gorge. Ici, le problème est d’ordre neurologique : votre cerveau « oublie » temporairement d’envoyer l’ordre de respirer aux muscles respiratoires. Il n’y a donc aucun effort pour inspirer pendant la pause.

Cette forme est plus rare. Elle peut être associée à certaines pathologies (notamment insuffisance cardiaque, AVC) ou à certains traitements, en particulier les opioïdes, qui peuvent perturber la commande respiratoire pendant le sommeil.

Quel est l’examen de référence pour diagnostiquer ce syndrome ?

Pour confirmer le diagnostic, votre médecin vous prescrira généralement une polygraphie ventilatoire nocturne. C’est un examen simple, réalisé à domicile, qui enregistre votre respiration, votre taux d’oxygène et vos ronflements pendant que vous dormez.

Cet enregistrement permet de calculer l’Indice d’Apnées/Hypopnées (IAH). Si cet indice dépasse 5 événements par heure, le diagnostic est confirmé. Dans des cas plus complexes, une polysomnographie en laboratoire, qui enregistre aussi l’activité cérébrale, peut être nécessaire.

L’apnée du sommeil peut-elle être mortelle ?

L’apnée du sommeil ne tue pas directement par suffocation pendant la nuit, car le cerveau réagit toujours pour relancer la respiration. Cependant, elle est dangereuse sur le long terme car elle fatigue le cœur et abîme les vaisseaux sanguins.

Sans traitement, elle réduit l’espérance de vie en augmentant les risques de maladies cardiovasculaires graves. De plus, la somnolence diurne qu’elle provoque est une cause majeure d’accidents de la route mortels.

Quelle position de sommeil favorise les apnées ?

Dormir sur le dos est la position la plus propice à l’obstruction des voies respiratoires. En effet, sous l’effet de la gravité, la langue a tendance à basculer vers l’arrière, réduisant ainsi l’espace disponible pour le passage de l’air dans le pharynx.

C’est pourquoi il est souvent conseillé aux personnes souffrant d’apnées légères ou de ronflements d’apprendre à dormir sur le côté. Cette simple modification de posture peut parfois améliorer la qualité de la respiration nocturne.

Est-ce que ce trouble peut réellement causer un AVC ?

Oui, le lien entre l’apnée du sommeil et l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est établi. Les baisses répétées du taux d’oxygène dans le sang (hypoxie) et les microréveils incessants peuvent provoquer des pics de tension artérielle et des troubles du rythme cardiaque.

À long terme, cela favoriserait l’hypertension et la formation de caillots, augmentant significativement le risque de faire un AVC. Traiter son apnée est donc une mesure de prévention essentielle pour protéger sa santé cardiovasculaire.

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